Jacqueline Kelen,
écrivain passionnée de Dieu
Aller à contre-courant, cela semble être le mot d’ordre que s’est donné Jacqueline Kelen. Auteure prolifique, elle a signé plus d’une trentaine de livres. Solitude, secret, sommeil, désir sont autant de thèmes qu’elle aborde.

A chaque fois, Jacqueline Kelen prend le contre-pied de ce qui se vit et se dit dans notre société. Pourtant au travers de ces sujets hétéroclites, cette ancienne productrice de France Culture met en scène deux grandes passions. Celle qu’elle entretient pour les mythes, autant ceux de la Grèce Antique que ceux du Moyen-Age en passant par la Bible et de la tradition soufie. Jaqueline Kelen décortique, réinterprète ces mythes pour en dégager leur saveur spirituelle. Et c’est là sa deuxième passion : la quête d’Absolu, la quête de Dieu.

A Vue d’Esprit vous propose cette semaine de rencontrer cette passionnée de Dieu au travers de son goût pour la solitude, la valeur qu’elle donne au sommeil, au désir, le rôle spirituel qu’elle envisage pour la femme et enfin l’éloge de la blessure.
« Blessure divine » est le titre de son dernier livre paru aux Editions Albin Michel.

Lundi
L’Esprit de solitude
La solitude est pour Jacqueline Kelen un moment privilégié pour aller au plus profond de l’être, indispensable pour une véritable rencontre avec soi, avec Dieu mais aussi avec les autres. La solitude nous met dans un état de disponibilité.

- « L’Esprit de solitude », Ed. la Renaissance du Livre, 2001

Mardi
Le désir ou la soif de l’immensité
Le désir est un mot plein d’ambiguïté : désir matériel, désir sexuel, désir spirituel... A travers les siècles et les cultures, le désir a parfois été réprouvé, à d’autres moments, exalté. Et aujourd’hui ? Qu’est-ce que le désir ? Peut-on assouvir tous nos désirs ? C’est en tout cas, l’impression que nous donne notre confort et la technologie. Mais un désir assouvi n’est plus un désir déclare Jacqueline Kelen, elle, qui est à la recherche du Désir impossible et irréalisable, seul propre à nous réaliser justement.

- « Le désir ou la brûlure du cœur », réédité par Albin Michel, 2005

Mercredi
La femme, témoin de l’Invisible
« Les nuits de Schéhérazade », « Marie-Madeleine, un amour infini », « Les femmes de la Bible », « Les Reines noires » sont autant de livres dont le sujet met en avant la femme, les femmes et que signent Jacqueline Kelen. Selon elle, la femme a un rôle spécifique dans la transmission de sa foi en Dieu : parler de l’amour et de la tendresse infinie de Dieu. Mais cela suppose qu’elle soit consciente de sa dignité. Jacqueline Kelen est choquée de la dégradation de l’image de la femme dans notre société.

- « Marie-Madeleine, un amour infini », Ed. Albin Michel, 1982
- « Les femmes de la Bible », Albin Michel, 1984
- « Les nuits de Schéhérazade », Albin Michel, 1986
- « Les Reines noires : Didon, Salomé, la Reine de Saba », Albin Michel, 1987
- « Marie-Madeleine ou la beauté de Dieu », La Renaissance du Livre
- « Les femmes éternelles », Ed. Anne Carrière
- « La déesse nue », Ed. du Seuil

Jeudi
Le sommeil, lieu de rencontre avec l’Absolu
Le sommeil et Dieu, voilà qui fait un drôle de couple. Mais Jacqueline Kelen voit dans le sommeil profond un lieu de rencontre possible avec Dieu. Le sommeil est un état de démaîtrise total. C’est là que les grands héros mythiques sont attaqués, mais c’est là aussi que Dieu profite de parler aux hommes comme Job et Joseph ont pu en faire l’expérience dans la Bible. Bref, comme déclare Jacqueline Kelen, « le sommeil est un lieu de mystère, accessible au pèlerin de l’âme ».

- « Les barques du sommeil », Ed. de la Reyne de Coupe
- « Du sommeil et autres joies déraisonnables », La Renaissance du Livre, 2003

Vendredi
Divine blessure
Dans son dernier livre, « Divine blessure » dénonce notre société qui fait croire que l’on peut, même que l’on doit guérir de tout. Non seulement, c’est un mensonge, mais en plus c’est faire fi de ce que les épreuves de la vie nous apportent. La blessure, à ne pas confondre avec la souffrance, est comme un aiguillon qui nous fait avancer dans notre quête d’Absolu. « Notre trésor, c’est notre cœur » conclut Jacqueline Kelen.

- « Divine blessure », Ed. Albin Michel, 2005

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